24 octobre 2009

Explosé oral 3 : s-a-l-o-p-e

S-A-L-O-P-E

J’ai un tel cri qui vient du dedans merde un tel merde de cri qui me déchire en-dedans c’est un silence une rancoeur une valse épileptique sourde que les temps renforcent un cri une rancœur amniotique de l’intérieur de naissance je crois que j’ai cette tache de naissance cette ardeur sempiternelle qui se décline en phrases lorsque je prends le temps parfois pas souvent pas assez souvent d’ouvrir la bouche quel délire quel ritournelle somptueuse virevolte dans le fond de mon cauchemar voilà c’est dit je suis en colère chaque jour en colère comme une lave qui se distille dans tous les pores da ma peau sèche et galleuse me voici devant toi le visage ouvert réceptif aux cris aux plaintes au courroux des élèves mal léchés mal torchés leurs cris épileptiques sourds qui tournent en rond dans leur cœur noirs et asséchés leur détresse déversée dans mon visage sur mes lèvres rebondissant sur mes lèvres fissurant mes certitudes mes belles certitudes mes structures d’adulte condescendant pris au milieu d’une tempête de cris de jeunes cons en mal d’égaiement pris dans la turpitude rêche et assommante des cours d’assaut menant aux brevet des compétences de chiures de mouches de science et d’art dramatique dans mon cours dans le cours où je me trouve placé au centre de la tornade de craie blanche de poudreuse sur le tableau nuageux du ciel bleu lactée sans échymose ce ciel toujours si loin de ma réalité toujours si fendant et plein de sang dans ses pluies dans ses neiges dans ses éclats de poudre de stups de hash de mesc au bout du rouleau le ciel déroulé comme un papier cul dans la classe ou il fait bon de fermer les rideaux pour dormir en paix entre les lignes affolées de la dernière note de la nouvelle blonde de mon chum qui sera sûrement ma meilleure amie quand il s’en trouvera une autre dans le décor pour lui palper le gland et nourrir ses désir de nouvelles images you tube me in the mouth comme ça et avec un peu plus de sperme dans la face svp je pense que je vais venir dans la classe avant que la cloche ne sonne parce que sinon je n’aurai jamais le temps de finir mon devoir sur la conjugaison du verbe fendre du verbe prendre du verbe craindre étreindre pourfendre palper toucher baiser je veux cet élève dans le couloir mort avec son cou plongé dans les chiottes je veux cette élèves dans le couloir vide la nuit avec une lettre de sa meilleure amie entre les mains ou se lisent les lettres : S-a-l-o-p-e.

3 commentaires:

LeRoy K. May a dit...

ayoye. je l'ai slamm(ai) dans ma tete... ca groovait.

Bourbon a dit...

Faudrait qu'on le lise au prochain cabaret Hans Petel Schultz. En fait, il faudrait lire une série de tes textes et des miens qui s'appellent et se repoussent en choeur sur fond de musique électro conceptuelle. Un duo. Qu'est-ce t'en dit?

LeRoy K. May a dit...

je dis toujours oui jusqu'à ce que je dise non, c'est mon côté agace.